Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
20 Abonnés
Le Fascisme rampant:
"La liberté d'une démocratie n'est pas en sécurité si le peuple tolère la croissance du pouvoir privé au point que sa puissance dépasse celle de l'état démocratique lui-même. Cela, dans son essence, est le Fascisme - l'accaparement du gouvernement par un individu, par un groupe, ou par tout pouvoir de contrôle privé." Franklin Roosevelt
Connaissez-vous Nicolas Princen ? Cet ancien normalien et diplômé d’HEC de 24 ans vient d’être nommé par l’Elysée pour surveiller la diffusion d’informations, images, rumeurs concernant le Président de la République sur Internet. Il n’en fallait pas plus pour que les images de ce jeune homme, chargé en 2007 du site de campagne de Nicolas Sarkozy, soient commentées et aussi détournées par des Internautes créatifs, sur la musique de la série télévisée Mission impossible
Visites
visiteurs
visiteurs en ligne
Communiqués de presse
Proposition de loi organique portant application de l'article 68 de la Constitution
- par webmaster
le 09/05/2010 @ 12:23
Proposition de loi organique portant application de l'article 68 de la Constitution
« Art. 67. - Le Président de la République n'est pas responsable des actes accomplis en cette qualité, sous réserve des dispositions des articles 53-2 et 68.
Notre Grand projet de développement et de coopération Afrique : (long terme : 2009-2050)
- par Ferdjani ,Présidentielle2012
le 14/11/2009 @ 19:05
SECTEUR DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE TOURNE VERS l'EXTERIEUR.
Un Grand projet de développement et de coopération Afrique : (long terme : 2009-2050)
Le développement de l'Afrique comme atout stratégique pour les entreprises françaises, comme générateur d'emplois et comme facteur de stabilité régionale et mondiale
Coopération développement du continent africain Il faut se tourner vers la coopération avec le continent africain: 950 millions d'habitants et 1950 millions en 2050, avec pour but l'autosuffisance alimentaire, structure agraire,structure routière,structure ferroviaire,Eau , infrastructure électrique , santé et éducation. Le continent africain détient le tiers des réserves minérales de la planète L'afrique est riche mais les africains sont pauvres: il faut une politique africaine qui vise à l 'autofinancement des projets par l 'Afrique et à l'aide technique de la France tout en exigeant des dirigents africains d'aller rapidement vers la démocratie, le multipartisme et à des élections saines et contrôlées . Il n 'y a qu'à ce prix que l'on arrivera à fixer la population africaine chez elle et à résoudre le problème de l 'immigration clandestine ou régulière en France. Il faut vendre à l'afrique des machines agricoles, des biens d'infrastructures de base et non pas des armes , des cartouches et des obus, encore moins des centrales nucléaires. Le développement de l'Afrique comme atout stratégique pour les entreprises françaises, comme générateur d'emplois et comme facteur de stabilité régionale et mondiale. Suite au sommet des chefs d'états africains en Chine consacré à la coopération Chine-Afrique,Mme Angéla MERKEL, chancelière allemande avait appelé les européens à ne pas laisser l' Afrique aux chinois.Voilà une bonne résolution qui doit conduire la France et l 'Allemagne à unir leurs efforts pour mettre en place le co-développement pour l 'Afrique.
Que pensez-vous de ce Projet?
Des sociétés rêvent de fournir l'Europe en énergie propre depuis l'Afrique(long terme : 2009-2050)MUNICH (AFP) — Douze entreprises, en majorité allemandes, ont donné lundi le coup d'envoi d'un projet pharaonique, de 400 milliards d'euros: un vaste réseau de centrales solaires dans le nord de l'Afrique et au Moyen-Orient pour alimenter l'Europe en énergie "propre".
Nous sommes heureux de constater que notre politique défendue depuis 2007 semble être la bonne politique golable de développement dans l'intérêt de la France.Notre programme semble tenir la route, chaque jour des éléments innovants viennent confirmer la justesse de notre point de vue .
Avis du candidat :
Bon projet à condition que 51% du capital (400 milliards d'euros) soient détenus par les pays Aficains proches et moyen-orientaux qui vont héberger ce programme solaire sur leur sol.
Tout le monde se souvient de l'affaire Canal de Suez .Il ne faut pas accepter un nouveau "canal de suez gigantesque" qui tôt ou tard entrainera un conflit armé dans cette région.
Parti de la Résistance Nationale http://www.rf-elysee.net
- par webmaster
le 14/11/2009 @ 08:21
Parti de la RésistanceNationale
Notre devise: "Gouverner, c'est maintenir les balances de la justice égales pour tous." Franklin Delano Roosevelt
Qui sommes-nous?
Article 1er : Création "Il est fondé entre les adhérents aux présents statuts une association régie par la loi du 1er Juillet 1901 et le décret du 16 août 1901 ayant pour titre : Parti de la Résistance Nationale. Article 2 : But Cette association à pour but :
RASSEMBLER les forces vives de la Nation, quelles que soient leurs couleurs politiques, sous la bannière : Honneur, Bon sens et intérêt supérieur de la Nation. Afin de : RESISTER ET S' OPPOSER à l'oppression, aux dérives du pouvoir et au démantèlement de la forme républicaine du Gouvernement ,du modèle démocratique,social et économique français . DEFENDRE la souveraineté de la France, les institutions de la République indivisible, laïque, démocratique et sociale, son régime parlementaire renforcé ainsi que la séparation des pouvoirs et l'indépendance de la justice. PROPOSER , en vue de gouverner, une politique sociale et économique cohérente, qui vise au maintien des balances de la justice égales pour tous et à une juste répartition des richesses nationales, ainsi qu'à sortir le pays de la récession et de le replacer parmi les nations qui comptent dans le monde.
Adhésion 100 euros par an pour les salariés ,20 euros pour les retraités ,gratuit pour les chômeurs;remplissez tout simplement ce formulaire de contact,nous vous recontacterons par retour du courrier Formulaire de contact(Forum)
Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 Art. 2. - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression. Constitution de 1958 Article 4. Les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. Ils contribuent à la mise en œuvre du principe énoncé au second alinéa de l'article 1er dans les conditions déterminées par la loi. La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation.
M Fillon vend la mèche de l'objectif du débat voulu par M .sécurité-immigration-identité nationale,devise du gouvernement sarkozy art 20 et 21 obligent
- par Ferdjani ,Présidentielle2012
le 13/11/2009 @ 18:39
Contribution du jour : François Fillon, Premier Ministre 04/11/09 Réflexion et convictions sur l’identité de la France. A l’occasion de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait insisté sur la nécessité de renforcer notre identité nationale. Devant l’étiolement des vertus civiques, devant la résurgence des communautarismes et la puissance des flux migratoires, devant cette forme de repentance qui voyait les pages sombres de notre Histoire prendre trop systématiquement le pas sur ses pages les plus lumineuses, il fallait réagir.
En replaçant la question de l’identité nationale au cœur de notre réflexion politique, nous avons voulu interpeller les Français sur l’essentiel : qu’est-ce que la France au XXIème siècle ? Qu’est-ce qui nous rassemble ? Quelles sont nos valeurs communes ? Qu’est-ce qu’être Français ? Ce débat, aujourd’hui prolongé par Eric Besson dans tout le pays, n’est ni de droite ni de gauche. La France est notre bien commun, et chacun a le devoir de s’interroger sur les voies et moyens de mieux nous rassembler, de mieux aimer et mieux servir notre pays.
Refuser ce débat et stigmatiser l’idée même que notre peuple puisse avoir une identité singulière, c’est laisser le champ libre aux extrémistes, eux dont le succès repose notamment sur la prétendue faiblesse de notre sentiment national. C’est aussi baisser notre garde devant tous ceux qui contestent l’autorité et la laïcité de la République.
Je ressens honte et colère lorsque je vois la Marseillaise sifflée par des supporters, tout comme je suis scandalisé de voir, comme à Poitiers, des émeutiers détruire les biens publics. Je suis également inquiet devant l’expression radicale des appartenances ethniques ou religieuses. Tous ces comportements sont les signes d’une société qui a besoin de raffermir ses repères historiques, civiques et moraux.
Débattre de notre identité et agir pour la renforcer, c’est vitaliser notre pacte national, c’est resserrer notre socle social et porter nos idéaux républicains. C’est aussi répondre à la quête de fraternité qui traverse les jeunes générations. Cette ambition intellectuelle et politique ne devrait choquer personne.
La question de l’identité nationale est aussi vieille que la France et aussi plurielle que les Français, car chacun d’entre-nous, comme l’écrivait le Général de Gaulle, porte en lui une « certaine idée de la France ». Nous sommes les héritiers d’une Histoire exceptionnelle dont nous n’avons pas à rougir. Nous sommes les dépositaires d’une culture brillante, dont le rayonnement international doit être fermement défendu. Nous avons nos mœurs et un certain art de vivre dont les observateurs étrangers perçoivent, souvent mieux que nous même, la singularité. Faut-il négliger, ridiculiser, balayer tout cela ? Il y a quelques années de cela, il était de bon ton dans certains milieux de dénigrer notre pays et de railler ses principes et ses symboles fondamentaux. Au profit de quoi ? D’une société sans âme, dominée par un individualisme féroce ? D’une Europe souvent plus technocratique que politique ? D’une mondialisation désincarnée ? Les Français ne peuvent souscrire à un tel déracinement. Notre nation est notre protection et notre tremplin. Elle nous rassemble, nous solidarise, nous grandit, nous permet, dès lors que nous sommes fiers de nous-mêmes, de nous ouvrir sur d’autres peuples et d’autres cultures sans craindre de nous perdre. Au cœur de l’universalisme français, il y a la fulgurance de notre histoire, il y a la brillance de notre langue et de nos arts, il y a l’humanisme de notre devise républicaine. Bref, il y a tout ce qui fonde notre identité.
Je ne suis pas de ceux qui pensent que le temps des nations est révolu. L’Europe politique voulue par le Président de la République, c’est l’Europe des nations qui ont le courage de se placer au service d’un dessein collectif. Sans nations fortes, il ne peut y avoir d’Europe forte ! Dans la mondialisation, c’est le pluralisme et la richesse des patries, des langues et des héritages qui déjouent l’unilatéralisme des Etats les plus puissants et la standardisation appauvrissante qui guette notre humanité.
Pour relever les immenses défis de notre temps, les 65 millions de Français doivent faire bloc. Mais pour faire bloc, encore faut-il être convaincu que ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise. Encore faut-il être animé par un certain patriotisme que je ne confonds pas avec un nationalisme étroit. La folie nationaliste atteint les peuples dont le patriotisme naturel a été étouffé au profit d’un individualisme délétère qui vire toujours à l’extrémisme. Un peuple uni et fier, est un peuple ouvert et généreux. En revanche, le poison xénophobe s’insinue dans le cœur des hommes dès lors que l’âme fédératrice de la nation est desséchée et brisée.
Si nous ne croyons plus en nous-mêmes, si nous estimons n’avoir aucune spécificité à revendiquer ou à défendre, si nous n’inscrivons plus nos destinées individuelles dans un destin collectif, alors la France ne peut que décliner et se disloquer, faute d’être aimée et servie par les Français eux-mêmes.
Oui, il y a une identité française, comme il y a une identité italienne, britannique, marocaine, japonaise, chacune présentant ses caractéristiques, ses grandeurs, mais aussi ses faiblesses. Il ne s’agit pas de magnifier la France, mais de l’aimer avec cœur et lucidité. C’est dans la pleine reconnaissance des lumières mais aussi des ombres de notre passé que la nation s’instruit, se grandit et se rassemble.
A l’origine, l’identité française ne fut ni spontanée, ni même le fruit d’une géographie évidente. Notre nation n’a jamais cessé de se bâtir, de s’agrandir, de s’unifier, fédérant des provinces rebelles, orchestrant des religions aux cultes distincts, recevant des vagues d’immigrants aux cultures dissonantes. Par la force de l’Etat, par la communion de la langue et la marque du droit, par le prix du sang et par la flamme de la mémoire et des mythes, sous le sceau enfin d’une République démocratique et laïque, l’identité française s’est faite pas à pas. C’est cette longue trajectoire avec nous-mêmes, c’est ce roman national, que nous devons prolonger et actualiser.
Renforcer notre identité, ça n’est pas assouvir je ne sais quelles obsessions passéiste ou raciale. La France n’a jamais cessé d’être en mouvement. Elle n’est pas, et n’a jamais été, l’expression d’une race, pas plus qu’elle ne fut et ne doit être une juxtaposition de communautés repliées sur elles-mêmes. De Philippe Auguste à Henry IV, de Richelieu à Georges Clemenceau, la sédimentation progressive de notre creuset national et la ferme volonté politique d’unir nos différences se sont imposées sur nos particularismes et nos vieux penchants pour la division. Transcendant nos provinces, nos origines et nos religions, nous sommes depuis le début, une nation fondée sur la volonté d’être précisément… une nation ! Et depuis 1789, nous sommes une nation de citoyens, ce qui, au demeurant, nous impose plus de devoirs que de droits, plus de civisme que d’égoïsme, plus de volonté d’adhérer à une communauté de destin que d’indifférence.
Nation citoyenne, la France accueille et a assimilé depuis des siècles des générations d’étrangers qui ont apporté leur concours au développement de notre pays. Si nous avons créé un grand ministère recoupant l’immigration, l’intégration et l’identité nationale, c’est parce que les étrangers d’aujourd’hui seront souvent les Français de demain. Chaque année, plus de 100.000 d’entre eux acquièrent la nationalité française. Ils nous font l’honneur de rejoindre notre communauté nationale et nous leur faisons l’honneur de les recevoir au sein de l’une des plus belles patries du monde. Il n’y a rien de choquant à dire que les étrangers qui s’installent régulièrement chez nous ont vocation à s’approprier l’héritage du pays des droits de l’homme, de Victor Hugo et du Général de Gaulle. Il n’y a rien d’outrageant à ce que notre patriotisme soit mis en partage. Il est naturel de vouloir que nos valeurs soient les leurs.
Nous sommes une nation d’intégration. Et l’intégration signifie que celui qui vient légalement en France adopte la France, et, dès lors, la France l’adopte comme l’un des siens. Mais pour qu’il y ait intégration, faut-il encore que l’étranger qui rejoint notre communauté nationale sache et sente qu’elle est animée par une foi commune. Il est impossible de s’intégrer s’il n’y a rien à intégrer ! Etre Français, vouloir devenir Français, vivre parmi nous, ça n’est pas seulement disposer d’une pièce d’identité et avoir ses papiers en règles.
Etre Français, c’est une chance mais c’est aussi une charge. Dans une grande nation comme la nôtre, chaque citoyen tient entre ses mains une part du succès de la France. Chacun est porteur d’un héritage historique, culturel, spirituel, qu’il se doit de connaître, respecter et prolonger. Cette exigence est valable pour les Français qui sont les premiers concernés par le sort de la nation, mais elle l’est aussi et naturellement pour les étrangers qui nous rejoignent.
En cherchant à renouveler notre identité nationale, nous voulons renforcer notre unité, notre citoyenneté et notre universalité. Cette identité est une source de rassemblement. Elle doit être une fierté partagée et un tremplin pour bâtir ensemble notre avenir. Tel est le sens du débat qui est aujourd’hui engagé.
Eric Raoult Nous vivons ,hélas, dans un monde étrange où nos valeurs sont au bord d'une falaise qui risque de s'écrouler avec nous à tout moment dans l'abîme de la décadence de la France.
- par ferdjani
le 12/11/2009 @ 11:31
Nous vivons ,hélas, dans un monde étrange où nos valeurs sont au bord d'une falaise qui risque de s'écrouler avec nous à tout moment dans l'abîme de la décadence de la France.
*****La tentation du totalitarisme et du parti unique à la Chinoise : après l' UMPS voici l' UMPSC
..[ Le chef de l'Etat réunit, comme tous les lundis matin, l'état-major de l'UMP. La réunion commence par un tour de table, au cours duquel chacun rapporte ce qu'il a vu et entendu le week-end sur le terrain.].....
*****Est-ce que le Président de la République peut être arbitre et Partisan ?
Titre II Le Président de la République Article 5. Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'Etat.
PS. A la question posée dans l'entretien incriminé,« Vous sentez-vous bien dans la France de Sarkozy ?», Marie NDiaye avait en effet donné cette scandaleuse réponse :
« Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que nous (avec son compagnon, l'écrivain Jean-Yves Cendrey, et leurs trois enfants - ndlr) ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d'être étranger à ça. Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j'ai bien conscience que dire ça peut paraître snob. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité... Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux.
Je me souviens d'une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j'aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : "La droite, c'est la mort". Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d'abêtissement de la réflexion, un refus d'une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n'a rien à voir avec la droite de Sarkozy : elle a une morale que la droite française n'a plus. »
M Eric Raoult est un récidiviste dans sa recherche de la restriction de la libre expression . Déjà reperé par le passé par une bizarre proposition de loi visant à interdire la banalisation du blasphème religieux
N° 2993
ASSEMBLÉE NATIONALE
CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
DOUZIÈME LÉGISLATURE
Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 29 mars 2006.
PROPOSITION DE LOI
visant à interdire la banalisation du blasphème religieux par voie de caricature,
(Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République, à défaut de constitution d'une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)
PRÉSENTÉE
par M. Éric RAOULT
Député.
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
Le 30 septembre 2005, le journal danois Jyllands - Posten publiait douze caricatures du prophète Mahomet sous le titre : « les visages de Mahomet ». Cette publication devait susciter un émoi considérable dans le monde arabe et musulman.
À la suite de cette publication, se sont en effet succédées les indignations de responsables des pays arabes, les manifestations parfois violentes dans ces pays à l'endroit des ressortissants danois et plus généralement des menaces à l'endroit des ressortissants européens.
Le 1er février 2006 le journal France Soir devait à son tour publier l'ensemble des caricatures et titrer « Oui, on a le droit de caricaturer Dieu ».
Les réactions ne devaient pas tarder, le Président de la République a appelé « au plus grand esprit de responsabilité, de respect et de mesure » alors que le Premier ministre indiquait « l'exigence de liberté et l'exigence de respect ».
La société française, nous le savons tous, doit beaucoup à son immigration. Notre nation s'est construite au gré de vagues successives et a toujours su s'enrichir de ses nouveaux venus.
Le creuset français est donc issu de notre capacité à accueillir de nouveaux compatriotes et de ses derniers à adhérer à notre contrat social.
Si les populations arrivantes se doivent d'intégrer au mieux la société française en assimilant notre mode de vie traditionnel, nous devons, à notre place, permettre une intégration la plus pacifiée et la plus efficace possible.
L'une des voies permettant à ces populations une intégration réussie est le respect de leur pratique religieuse et des représentations de cette dernière. C'est ainsi que l'Union des Associations Musulmanes a appelé au respect des religions dans la liberté d'expression.
Il n'est évidemment pas question ici de censurer un quelconque droit de critique ou bien encore de sacrifier l'exercice de la liberté d'expression, mais bien de conjuguer ce principe avec le respect de toutes les croyances.
Cette proposition de loi s'inscrit donc dans la même logique que celle de M. Jean-Marc Roubaud, député du Gard, visant à interdire les propos et les actes injurieux contre toutes les religions.
Pour ces raisons, il vous est demandé, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir adopter la présente proposition de loi.
PROPOSITION DE LOI
Article 1er
Dans le premier alinéa de l'article 23 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, après les mots : « imprimés, dessins, », est inséré le mot : « caricature, ».
Article 2
Dans le premier alinéa de l'article 29 de la loi du 29 juillet 1881 précitée, après les mots : « écrits ou imprimés, », est inséré le mot : « caricatures, ».
Composé et imprimé pour l'Assemblée nationale par JOUVE 11, bd de Sébastopol, 75001 PARIS